le logoLe Four 4 bien emmanché.


Une avant-dernière phase, très spectaculaire, de la mise en place d'un filtre à manches sur le four 4 de la CCB a eu lieu, ce vendredi.

L'ENTRETIEN du four 4 de la CCB - susceptible de produire 4200 tonnes de ciment par jour - aura duré un peu plus longtemps que d'ordinaire cette année.
Comme expliqué dans notre édition du 31 janvier dernier, les responsables de l'entreprise profitent de celle période d'arrêt pour doter le four d'un nouveau filtre à manches, lequel doit permettre de réduire davantage les émissions de poussière et, de manière plus générale, l'ensemble des polluants contenus dans les gaz.
Une opération d'envergure qui aura nécessité, au total, plus de 5 mois de travail : quatre mois de préparation au sol et six semaines sur le chantier proprement dit sur lequel se sont relayés quotidiennement une bonne vingtaine d'ouvriers.
Démuni de son électrofiltre, enlevé il y a quelques semaines, le four 4 va recevoir, dans quelques jours, le filtre à manches proprement dit. Lequel est constitué de 4 200 tubes en tissus synthétiques d'une longueur de 5 m chacun pour un diamètre de 150 mm.
C'est en passant à l'intérieur de ces impressionnantes manches que les gaz déposent leurs composants indésirables. Qui peuvent ensuite être récupérés lors des opérations de nettoyage consistant à insuffler de l'air comprimé à l'intérieur du filtre.
Une dernière opération qui, si l'on en croit les spécialistes, se déroule sans émissions extérieures (ou pour le moins très réduites) de poussière, ce qui n'était pas toujours le cas avec les électrofiltres.

160 tonnes à 25 mètres

Photo du Courrier de l'escaut
Pour des raisons techniques, il a fallu lever la chambre à soixante mètres de hauteur pour la reposer à l'entrée du four, située à 25 mètres de haut. CE 802495.
Le filtre à manche doit être fixé sur une chambre des gaz épurés qui, comme son nom le laisse supposer, est destinée à recevoir les gaz propres à la sortie des manches. Cette chambre - une espèce de « cabane » de 160 tonnes - est, elle-même, soudée sur le four à environ 25 mètres de hauteur.
L'opération effectuée ce vendredi consistait à monter la chambre des gaz à la sortie du four. Une délicate mission réalisée avec le concours d'une grue de la société Boutique de Tertre. Étant donné le poids soulevé, le travail a été subdivisé en deux phases.
La chambre - longue de 20 m., haute de 8 m. et large de 12 m.- ayant été divisée en deux parties, l'une pesant 100 tonnes et l'autre 60.
Si les manches n'ont pas été fixées préalablement sur la chambre, c'est pour éviter que les éclaboussures des soudures, nécessaires à la fixation de cette dernière, n'endommagent le tissu synthétique. Celui-ci est cependant prévu pour résister à des températures de 200 degrés.

Vincent Dubois
Le courrier de l'escaut 10/02/2007